Unité Populaire
MCG, UDC, UP, gauche populaire : mise au point PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 08 Février 2010 16:05

 

A lire l’actualité politique de ces derniers jours, le moins que l’on puisse dire est que nos amis David L’Epée et Jonathan Newton n’ont pas choisi leur meilleur moment pour annoncer le lancement du Mouvement Citoyens Romands… En effet, alors que pour un grand nombre de spectateurs, ces deux nouvelles nominations marquaient – de par la réputation d’Unité Populaire – un coup de barre social dans l’image du mouvement populiste, une autre information délivrée quelques jours plus tard a pu leur donner une impression contraire.

Quelle information ? L’annonce par M. Eric Stauffer, président du Mouvement Citoyens Genevois, de négociations avec Christophe Blocher en vue de faire passer les derniers mohicans de l’UDC genevoise, avec armes et bagages, dans le camp du MCG. Pour bien montrer qu’il était en position de force dans cette tractation, M. Stauffer n’a pas hésité à utiliser le terme symbolique d’une OPA lancée par lui sur les blochériens genevois. Certains commentaires laissés à la suite de notre communiqué de la semaine passée sont révélateurs de l’effet malheureux qu’a pu provoquer cette annonce chez nos sympathisants de la “gauche nationale”. Ainsi, nous dit-on, le MCG ne serait ni de gauche ni de droite mais lorgnerait du côté d’un des partis les plus ultralibéraux du paysage politique suisse ? Ainsi, les députés MCG voteraient avec la gauche au parlement sur toutes les questions sociales mais seraient prêts à retourner leur veste en cas d’accord avec Blocher (qui leur reproche leurs “tendances étatistes”) ? Ainsi, nos camarades David L’Epée et Jonathan Newton ne serviraient que d’alibis pour la galerie, des cautions sociales données à un parti qui prend la direction d’une normalisation à droite ?...

Il y a avant tout, à la base de cette affaire, un problème de communication. Les dernières élections législatives genevoises, dont nous nous étions fait l’écho sur ces pages, ont été marquées par trois grandes tendances : le renforcement spectaculaire du MCG, l’affaiblissement de l’UDC et la mise à l’écart de ce qu’il est convenu d’appeler la gauche de la gauche. Fort de cette observation, M. Stauffer, dans une action qui tenait à la fois de l’enjeu tactique et d’un certain vœu démocratique, annonçait coup sur coup qu’il tendait la main aux déçus de la droite nationale (UDC) et de la gauche sociale (Parti du Travail, SolidaritéS, Communistes, etc.). Pour des raisons qui ne nous étonneront pas pour peu que l’on connaisse un peu le fonctionnement des médias, la première annonce a été surmédiatisée et la seconde presque passée sous silence. Le but de deux-poids-deux-mesures ? Tenter de convaincre le public que le MCG, comme le prophétisaient depuis longtemps tous les chroniqueurs bien-pensants, était tombé dans le camp de l’extrême droite. Le bilan de ses élus à Genève, jusqu’à présent, constitue le meilleur démenti à cette accusation mensongère. Et si cela ne suffit pas, les deux nouveaux président du MCVD et du MCNE sauront prouver dans les années qui viennent qu’ils ont été formés à bonne école et que la question sociale n’est pas pour eux qu’un slogan électoraliste.

Comprenant l’ambigüité que contenait bien malgré elle cet effet d’annonce un peu maladroit, Mauro Poggia, cadre bien connu du MCG et ancien candidat aux élections au Conseil d’Etat genevois, a tenu à rectifier le tir en exposant les éléments dont nous venons de vous parler à La Tribune de Genève. « On ne peut pas se battre pendant des mois pour dire qu’on n’est pas d’extrême droite et aller serrer la main de Christoph Blocher ! » a-t-il expliqué au quotidien[1]. « Le MCG est ouvert à toutes les forces politiques et à toutes les catégories de population, comme l’ont montré nos derniers scores aux élections. L’appel lancé par Eric Stauffer aux électeurs et aux membres de l’UDC de rejoindre le MCG, il faut le faire à gauche. Car nous portons des valeurs sociales ! » C’est précisément ce qui a été fait.

En effet, suite à des erreurs grossières de stratégie électorale et à l’émiettement de leurs forces dans une multitude de partis, la gauche sociale s’est mise elle-même hors jeu. Et pourtant, elle représente une frange non négligeable de l’opinion genevoise et, si on additionne les résultats de toutes ses listes, on ne peut qu’arriver à la conclusion suivante : son électorat existe et sa mise à l’écart pose un vrai problème démocratique. De plus, certaines figures de cette “gauche de la gauche” ont évolué, au fil du temps et de la maturité acquise, vers des positions assez proches de celles du MCG : les discours d’un Christian Grobet[2] (liste 8), d’un Laurent Tettamanti ou d’un Xavier Carlo[3] (liste communiste) sur les rapports entre chômage et travailleurs frontaliers, sur le souverainisme ou sur la préférence nationale à l’embauche devraient amener à certains rapprochements – rapprochements inédits, scandaleux pour certains, mais qui ne choqueront finalement que ceux dont l’intérêt est de maintenir artificiellement en vie les vieux clivages qui bloquent l’évolution de la société. Cela, déjà, nous l’avions prévu il y a quatre mois et nous avions lancé de notre côté cet appel à gauche, le même que lance aujourd’hui le MCG !

En ce qui concerne Unité Populaire, notre position ne souffre d’aucune équivoque : nous sommes convaincus qu’un changement radical ne pourra advenir que lorsque les patriotes deviendront sensibles à la question sociale et lorsque la gauche populaire retrouvera la voie de la nation. Nous avons cessé de nous atteler à un tel rapprochement depuis notre fondation. Notre ligne est claire et nous ne n’y dérogerons pas.

Nous regardons donc le projet MCR avec une certaine sympathie mais nous ne nous coucherons jamais devant aucun mot d’ordre partisan et ne rechignerons pas à la critique lorsque celle-ci s’impose – à plus forte raison lorsqu’elle concerne des personnes proches de nous : qui aime bien châtie bien. Ce que nous aimerions rappeler à nos lecteurs, c’est que le MCG ne s’est pas, jusqu’à nouvel ordre, démis de sa ligne programmatique qui est, à proprement parler, ni de gauche ni de droite, mais emprunte aux deux camps ce qu’elle pense être ses meilleures idées. Nous aimerions également rappeler cette phrase d’Eric Stauffer recueillie par Le Matin Dimanche de la semaine passée : « L’objectif est que les sections régionales [du MCR] soient très rapidement complètement autonomes. »[4] Ce qui signifie que le MCG n’est pas à lui seul le MCR, que les militants vaudois et neuchâtelois ne sont pas directement concernés par cette affaire d’OPA lancée sur l’UDC et sur l’extrême gauche et qu’ils ne sont pas tenus de se justifier à propos d’une polémique qui ne les implique aucunement.

Et ce que nous aimerions dire à nos amis L’Epée et Newton, c’est : au travail ! Cette nouvelle affaire n’est peut-être pas la meilleure publicité qu’on puisse faire à votre mouvement, mais elle doit constituer l’élément du défi qui vous est lancé par le public, à savoir prouver aux citoyens de vos régions que le MCR est bel et bien un mouvement social et patriotique et non une officine de l’extrême droite néolibérale. Nous savons que vous êtes aux antipodes de cette droite-là et nous savons que seuls vous importent les intérêts bien compris de la population, motivés comme vous l’êtes par les idéaux de justice sociale, de progrès et de souveraineté qui sont ceux d’Unité Populaire.

Qui vivra verra !

 

pour Unité Populaire, Theo Von Büren

 

Le  Mouvement  Citoyens  Romands  est 


[1] La Tribune de Genève, 6 février 2010

[2] Christian Grobet avait également proposé dans son programme l’internement administratifs des délinquants multirécidivistes, une proposition qui ne sonne pas très gauche-libertaire…

[3] Rappelons à titre d’exemple cette déclaration du communiste Xavier Carlo : « Il ne faut pas se voiler la face : il y a un problème de chômage à Genève et c’est pour cette raison qu’à compétences égales, nous avons choisi de donner la priorité aux Genevois, à la fois pour des arguments sociaux et écologiques. » (Gauchebdo, 23 octobre 2009)

[4] Le Matin Dimanche, 1er février 2010

 
Salauds de populistes ? PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 08 Février 2010 15:59

« Certains journalistes, intellectuels ou dits tels, et autres intervenants de circonstance sortent du bois pour dénoncer le populisme. Mais voilà, le peuple a pris  la tangente et n’obéit plus. Alors que fait-on ? On parle des horreurs que peut entraîner cet affreux populisme. En direct de Paris, un parlementaire suisse, invité d’urgence par  notre radio, nous avertit gravement que le populisme peut conduire au totalitarisme. Un écrivain, incendiaire de chalet, allume un autre bûcher : le populisme n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’il touche même les intellectuels. Nous voilà avertis : c’est un devoir de dénoncer, et violemment, ce populisme. Organisons-nous en clubs de vrais Suisses, créons des cercles kreisiens  qui voient le racisme partout ! Que le tocsin sonne, réveillons cette populace qui ne mérite que haine et mépris ! […]

Le populisme n’est rien de tout cela. Il existe des travaux remarquables sur ce phénomène. Quel média en fera une série, pour essayer de comprendre plutôt que de donner libre cours à la haine du haut envers le bas ? Ce sont les problèmes sociaux graves non résolus dont souffrent les couches populaires, et non l’élite bien lovée, qui débouchent sur le populisme. Mais ces problèmes ont été tus, car gênants pour la bien-pensance jusqu’à ce qu’ils deviennent insupportables pour ceux qui les subissent quotidiennement, et depuis des décennies. Alors ils votent “subitement” par dizaines  de milliers, même à Genève, pour ceux qui prétendent régler ces problèmes en une fraction de seconde, en désespoir de cause.

Qu’ont fait personnellement ces dénonciateurs hautains pour participer à la résolution de ces problèmes ? Rien, puisqu’ils n’osaient même pas en parler. Et là ils sortent du bois, avec quel effet? Ils vont renforcer la rancœur, toujours bien au chaud.

J.-F. Revel  résumait, il y a vingt ans déjà, le problème : les politiciens et les intellectuels qualifient avec mépris de populistes les mouvements politiques qu’ils n’ont pas senti venir. J’ajoute: et pour cause. »

 

Uli Windisch, Le Nouvelliste, 11 janvier 2010

La  Démocratie  Directe  est  en  Danger !    Comment  Peut-on  ne  pas  Être  Populiste ?  QU’EST-CE QUE LE POPULISME ?CETTE DEMOCRATIE QU’ILS APPELLENT POPULISME…REHABILITER LE POPULISME

 
Maurice Allais contre le libre-échangisme PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 08 Février 2010 15:55

« L’objectif du libre-échangisme mondial est de créer un marché mondial des marchandises, des services, des capitaux et du travail. Le principe en est que n’importe quoi peut être fabriqué n’importe où dans le monde et vendu n’importe où ailleurs.  Le libre-échange mondial est devenu un principe sacro-saint de la théorie économique moderne, un dogme universel, véritable religion dont il est interdit de mettre en cause les prémisses. La presque totalité des économistes et des hommes politiques sont totalement dominés, et à vrai dire envoûtés, par cette doctrine. Cette doctrine est soutenue tous les jours par tous les médias que contrôlent plus ou moins ouvertement les multinationales bénéficiaires du libre-échange mondial.  Les défenseurs de la nouvelle doctrine confondent la rentabilité des multinationales avec la bonne santé de l’économie mondiale. Ils en arrivent à considérer que les profits des grandes multinationales et le niveau de leurs cours de bourse constituent un indicateur fiable de la bonne santé de l’économie et de la société.

En fait, ce que l’on constate, c’est que le commerce international est dominé par les intérêts des multinationales et non par les intérêts des nations dans leur ensemble. Ce que l’on constate, c’est que l’économie mondiale est organisée au bénéfice des multinationales et non pas pour satisfaire les besoins fondamentaux des communautés nationales.

Aujourd’hui coexistent deux économies distinctes : celle des grandes multinationales et celle des nations. Leurs intérêts ne sont pas seulement différents. Ils sont antagonistes. A mesure que les multinationales délocalisent leur production dans des régions à bas salaires au cours des changes, elles détruisent des emplois dans leur propre économie nationale.  Dans ce système, les perdants sont non seulement tous ceux qui sont réduits au chômage par suite des délocalisations, mais également tous ceux qui perdent leur emploi parce que leur employeur, n’ayant pas délocalisé, se trouve ruiné. Ce sont également tous ceux dont les salaires sont réduits par la concurrence des pays à bas salaires.

Les gagnants sont tous ceux qui peuvent obtenir des profits énormes en utilisant des sources pratiquement inépuisables de travail à très bon marché. Ce sont les sociétés qui délocalisent, celles qui peuvent payer des moindres salaires, et celles qui ont des capitaux à placer là où le travail est moins cher et où elles peuvent s’assurer ainsi une meilleure rentabilité. Ce sont les dirigeants des multinationales et leurs actionnaires qui partout sont favorables au libre-échangisme mondial. Ce sont eux qui effectivement s’enrichissent. 

En réalité il nous faut distinguer entre les intérêts des groupes qui dominent la politique, l’administration et les affaires, et les intérêts des peuples. Les véritables besoins de chaque pays sont subordonnés de fait aux intérêts des multinationales, et à vrai dire aux intérêts des dirigeants des multinationales. Ce  système insensé ne se maintient que grâce à la complicité des dirigeants politiques.  Ce sont eux, en définitive, et eux seuls, qui sont responsables des conséquences du libre-échangisme mondial, car ce sont eux qui par leur fonction sont en charge de définir le cadre institutionnel des économies. »

 

Maurice Allais, prix Nobel d’économie

Maurice  Allais :  la  Sagesse  d’un  Nobel  d’Economie    La  Menace  Libre-Echangiste (I)    La  Menace  Libre-Echangiste (II) –  Le  G20  et  l’Epouvantail  Protectionniste    Emmanuel  Todd :  « le  Protectionnisme  est  l’Antidote  à  la  Guerre »    Le  Libre-Echange  ou  la  Démocratie :  il  Faut  Choisir    Le  Libéralisme  Confronté  à  ses  Résultats    La  Déréglementation  du  Marché  et  ses  Conséquences

 
Slavoj Zizek : le philosophe le plus dangereux d'Occident PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 08 Février 2010 15:52

« Slavoj Zizek – philosophe issu de la minuscule Slovénie, dont la renommée sulfureuse est devenue mondiale : le bandeau entourant son dernier le présente comme “le philosophe le plus dangereux d’Occident” – fait paraître ces jours-ci un essai qui vise à requinquer l’idée communiste. Après la tragédie, la farce ! est un livre hirsute, aux accents prophétiques : dressant le bilan d’un capitalisme libéral rongé par des contradictions insurmontables, il prédit même que l’avenir devrait se jouer entre le socialisme et le communisme. Féru de psychanalyse lacanienne, le philosophe résume son programme par une formule qui pastiche Marx : Dans nos sociétés, les gauches critiques n’ont fait jusqu’à présent que souiller ceux qui sont au pouvoir ; ce qui importe, c’est de les castrer... Slavoj Zizek résiste toujours mal au plaisir d’une bonne provocation.

Son succès doit sans doute beaucoup à ce tempérament. On se délecte du personnage mal peigné, agité, tonitruant, zézayant, qui plonge la philosophie dans un bain d’extravagance balkanique. Le lire est un exercice parfois éprouvant, en particulier quand il brasse le jargon lacanien. Sa désinvolture intellectuelle peut agacer. Ses concepts restent souvent fumeux (comme cette idée communiste qu’il manipule sans vraiment la définir). Mais on sort de ses livres intrigué, dérangé, stimulé et récompensé par quelques passages d’une grande drôlerie : Slavoj Zizek est un marxiste de tendance Groucho.

Aux Etats-Unis, ses conférences sont prises d’assaut. A Buenos Aires, près de 2500 personnes se sont massées pour l’écouter philosopher en plein air. A Londres, Tokyo ou New Delhi, sa réputation n’est plus à faire. La France, en revanche, s’est longtemps montrée plus réservée sur ce philosophe sorti de nulle part.

A cet égard, une page est en train de se tourner. La récente venue de Slavoj Zizek à Paris aura été l’occasion d’une véritable intronisation. […] Le Nouvel Observateur a décidé d’organiser le match au sommet en opposant l’énergumène slovène au champion hexagonal, Bernard-Henri Lévy. […] “Vous savez, glisse Zizek, quel est le problème de Bernard-Henri Lévy ? Cela fait des années qu’il essaie de pénétrer le marché américain, avec le soutien de CNN, mais ça ne marche pas! Pour lui, c’est un mystère: comment se fait-il qu’Alain Badiou, le philosophe le plus radical de la gauche européenne, réussisse mieux que lui aux Etats-Unis ? Moi, j’y vois plutôt un bon signe. Cela montre qu’on ne doit pas sous-estimer intellectuellement les Etats-Unis !” »

 

L’Hebdo, 21 janvier 2010

Un  Esprit  Libre :  Slavoj  Zizek

 
Le Mouvement Citoyens Romands est né ! PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 01 Février 2010 19:04

 

 

Chers sympathisants, chers lecteurs, chers curieux,

Vous avez pu l’apprendre par les médias ces derniers jours : le Mouvement Citoyens Romands (MCR) est né, avec ses sections genevoise, vaudoise et neuchâteloise. Ces dernières sont respectivement présidées par M. Eric Stauffer, figure bien connue de la politique genevoise, et, dans le canton de Vaud et Neuchâtel, par les deux signataires de ce communiqué, signataires dont les noms sont familiers aux lecteurs du site d’Unité Populaire.

Il nous a paru, après deux ans de travail associatif dans le cadre de ce club de réflexion original et novateur qu’est Unité Populaire, qu’il serait intéressant, pour certains d’entre nous, de donner une suite plus politique, plus concrète, à nos idées. Pour cette raison-là, nous avons décidé, en nous réunissant avec des citoyens de nos régions issus de différents horizons sociaux, de constituer un nouveau parti présent dans plusieurs régions romandes. Nos buts ? Les mêmes que ceux d’Unité Populaire : travailler à une société meilleure, plus juste, plus digne, sous les auspices du progrès social et de la souveraineté nationale, protéger nos concitoyens des diverses attaques lancées contre eux par le mondialisme et ses multiples expressions (ultra-libéralisme, Union européenne, américanisation, immigration sans frein, paupérisation, crise écologique, etc.), et surtout leur redonner la parole, les réintégrer à la chose publique, leur redonner le goût de l’égalité des droits et d’une démocratie directe qui ne doit pas être réservée au seul usage des élites.

En cela, bien sûr, nous nous plaçons, une fois encore, à contre-courant de tout ce qui se fait dans les parlements et dans les vieux partis. Ces derniers, faux adversaires pour la galerie et s’entendant tous dans une vaste collaboration socialo-libérale, n’ont plus, comme distinctions entre eux, que leurs noms et quelques points de leurs programmes. Les caciques de ce système n’offrent plus de véritable alternative de société à la population, uniquement préoccupés comme ils le sont de leur réélection et du maintien de leurs prérogatives. A cet égard, les réactions outrées de certains représentants des vieux partis à l’annonce de notre projet ont été révélatrices : en brisant le statu quo, c’est à l’inertie même du panier de crabes que nous nous en prenons – inertie qu’ils habillent du beau nom de stabilité !

Quoi qu’il en soit, la création du MCR ne signifie évidemment pas la disparition d’Unité Populaire. Notre association, qui n’est pas à proprement parler politicienne, poursuivra son travail d’analyse, de critique, de réinformation et de production d’idées nouvelles. Pour des raisons de temps et de cohérence, l’organigramme des responsables sera sans doute quelque peu modifié pour mettre à la tête d’Unité Populaire des militants non encartés dans un parti. En totale indépendance financière et intellectuelle, UP continuera de juger librement le landerneau politique romand, gardant toute son autonomie à l’égard du MCR qui, même s’il se situe sur une ligne extrêmement proche, n’aura aucune garantie contre d’éventuelles remises à l’ordre en cas d’erreur… Eh oui, c’est aussi cela l’esprit démocratique et la liberté d’expression !

Nous engageons ceux qui souhaitent poursuivre la réflexion sur le thème d’une société meilleure à rejoindre Unité Populaire et nous invitons tout ceux qui, dans cette même perspective, veulent passer à l’action, à rejoindre les rangs du MCR, que vous habitiez Genève, Vaud, Neuchâtel, le Jura ou le Valais. C’est seulement en nous regroupant et en engageant des actions concrètes dans nos régions que nous pourrons rétablir un vrai rapport de proximité entre la politique et la population et que nous pourrons atteindre à terme les buts qui sont les nôtres : justice sociale, liberté, souveraineté.

 

David L’Epée et Jonathan Newton

 
Non, les Suisses ne sont pas islamophobes ! PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 31 Janvier 2010 22:25

« L'argument principal des initiants selon lequel un minaret ne constitue qu'une prétention au pouvoir a été évoqué par 89% des personnes qui ont glissé un "oui" dans les urnes le 29 novembre, indiquent les résultats de l'analyse VOX effectuée après la votation et publiés lundi par l'Université de Berne. Et environ un partisan de l'initiative sur six a expliqué son choix en réaction à la discrimination des Eglises chrétiennes dans les pays islamiques. Seules 15% des partisans du texte ont émis des critiques concrètes concernant les musulmans vivant en Suisse. Ce qui signifie qu'il n'est pas possible d'interpréter l'ensemble du vote comme un rejet général des musulmans vivant en Suisse, note Hans Hirter de l'Institut de sciences politiques de l'Université de Berne.

Cette idée d'un vote symbolique est confortée par le fait que 64% de tous les votants ont déclaré être totalement ou assez convaincus que les modes de vie des Suisses et des musulmans font bon ménage. Parmi eux, 49% ont néanmoins approuvé l'initiative. De même, 40% des personnes qui sont favorables à une Suisse ouverte et moderne ainsi qu'à l'égalité des chances entre Suisses et étrangers ont voté "oui". […]

Le facteur le plus important dans l'approbation de l'initiative a été le niveau formation des votants : plus celui-ci est élevé, moins l'idée d'interdire la construction de minarets a été soutenue. Ainsi, 76% des personnes ayant achevé un apprentissage ont voté "oui" et 66% de celles qui ont effectué des études supérieures ont dit "non". Un phénomène qui en soi n'est pas nouveau pour une votation sur les étrangers, selon Hans Hirter. Le profil des partisans de l'initiative est dans l'ensemble difficile à établir. L'âge et le sexe des votants n'ont eu aucune différence significative dans le comportement de vote, même si tendanciellement, les femmes de moins de 50 ans ont davantage glissé un "oui" dans l'urne. […] A l'instar des partis du centre, les Eglises n'ont pas non plus été entendues par leurs ouailles lorsqu'elles appelaient à voter contre un texte contraire à la liberté de pratiquer sa religion. Tant les catholiques que les protestants ont approuvé l'initiative à 60%, alors que les personnes sans religion l'ont rejetée à 58%. »

 

24 Heures, 25 janvier 2009

Les  Minarets ?  on  s’en  Tape !Etat  du  Paysage  Politique  Suisse    La  Démocratie  Directe  est  en  Danger !    Vigilance  face  à  l’Erosion  de  nos  Droits  Populaires !    Cette  Semaine  dans  L’Express    La  Vox  Populi  avant  tout !

 
Appel à la frugalité PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 31 Janvier 2010 22:23

« Nous nous trouvons face à deux problèmes majeurs : une destruction générale de l’environnement et une crise économique mondiale – et je suis intimement persuadé que le mode de vie et l’état d’esprit des frugalistas comptent parmi les meilleurs moyens de s’attaquer à cette double menace. Voici pourquoi. La consommation à outrance est au cœur de ces deux problèmes. Le mode de vie occidental nous impose de vivre au-dessus de nos moyens, qu’il s’agisse des ressources écologiques ou, comme nous le réalisons à présent, des ressources financières. Nous achetons trop de choses que nous finissons par jeter à la poubelle. Nous utilisons trop de carburant. Nous empruntons trop d’argent. En d’autres termes, nous vivons au jour le jour sans nous préoccuper de l’avenir. Cette approche de la vie nous a procuré beaucoup de plaisirs, mais nous sommes désormais contraints de nous réveiller et de faire face à une énorme gueule de bois après cette longue fête. […]

Faire pousser ses propres légumes – pour le plaisir et pour faire des économies – est l’une des compétences clés du frugalista. Ce terme a récemment été élu l’un des mots de l’année par le New Oxford American Dictionary. Il décrit quelqu’un qui “a adopté un mode de vie frugal mais qui reste à la mode et en bonne santé en échangeant ses vêtements, en achetant d’occasion et en cultivant ses fruits et ses légumes”. […] Par bien des aspects, le mode de vie éthique est très proche du mode de vie frugal. Tous deux nous demandent de consommer de manière plus équitable. Nous sommes plus de 6 milliards sur cette planète, et si tout le monde vivait comme nous le faisons en Europe, il nous faudrait l’équivalent de trois planètes Terre pour subvenir à nos besoins, selon le WWF (Fonds mondial pour la nature). Si nous continuons dans cette voie, les générations à venir ne nous pardonneront jamais d’avoir abîmé, voire détruit, leur héritage. »

 

Léo Hickman, L’Espresso (Italie), février 2009

Le  Scandale  du  Gaspillage    Les  Massacres  de  la  Faim :  un  Crime  contre  l’Humanité    La  Faim  dans  le  Monde  est  en  Progression 

 
Japon : un maire anti-américain élu à Okinawa PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 31 Janvier 2010 22:16

« Le candidat opposé à la construction d’une nouvelle implantation militaire a remporté le scrutin municipal de Nago. Tokyo n’a guère d’autre choix que de trouver un site hors de l’île Rarement une élection locale aura eu autant d’implications politiques intérieures et internationales que celle, dimanche, du maire de Nago (60’000 habitants) au centre de l’île principale de l’archipel d’Okinawa. Son principal enjeu était le déplacement de la base militaire américaine de Futenma à Henoko, village de la côte orientale de la municipalité de Nago. Un projet à l’origine de tensions entre les Etats-Unis, qui s’impatientent, et le Japon, qui entend tenir compte de l’opinion de ses habitants. La victoire à l’arraché (52% des voix) du candidat opposé à la construction de la nouvelle base, Susumu Inamine, 64 ans, est un message explicite de la population à Tokyo et à Washington.

Depuis plus de deux mille jours, indique une pancarte, les militants d’une dizaine de hameaux des environs de Henoko surveillent la mer émeraude coupée au loin par l’écume d’une barre de corail. Devant leurs tentes s’ouvre la baie d’Oura, avec ses plages de sable blanc, ses criques rocheuses et ses îlots plantés de pins, qui devrait être partiellement remblayée pour y construire la nouvelle base dotée de deux pistes en forme de V de 1800 mètres chacune. La disparition sous une chape de béton de ce paysage enchanteur avec son récif de corail bleu, ses dugongs (espèce protégée de mammifères marins), ses îlots – lieux ancestraux de prière du culte animiste – et ses mangroves a cristallisé l’opposition aux bases américaines à Okinawa.

La lutte des communautés de pêcheurs et d’agriculteurs cultivant la canne à sucre et le maïs de Henoko s’inscrit dans un mouvement de résistance de plus d’un demi-siècle à la présence militaire américaine. “Longtemps, beaucoup d’habitants d’Okinawa semblaient résignés” dit Yoichi Iha, maire de Ginowan (90000 habitants). “Quoi qu’ils subissent ou quoi qu’ils fassent pour protester, l’Etat n’en tenait pas compte. Ce n’est plus le cas désormais.Exigeant l’évacuation de la base de Futenma et son cortège de nuisances (bruits, accidents, criminalité), Yoichi Iha est aussi opposé à son transfert en un autre lieu à Okinawa. […]

Les deux tiers des 47000 soldats américains déployés au Japon se trouvent à Okinawa. L’Archipel, qui ne représente que 0,6% de la superficie totale du pays, accueille 34 bases ou cantonnements et 15 champs de manœuvre. Jusqu’en 1972, Okinawa a été sous l’administration des Etats-Unis. La rétrocession au Japon n’a rien changé à la présence des bases ni entamé les privilèges d’extraterritorialité des troupes américaines. […] Aux dégâts environnementaux causés par le remblaiement de la baie d’Oura s’est ajouté le sentiment de beaucoup d’avoir été dupés : en débit des substantielles subventions de l’Etat pour faire accepter le projet, le chômage atteint 12,9% [plus du double de la moyenne nationale] et les contrats de génie civil sont allés aux géants du secteur, laissant des miettes aux entreprises locales explique Mme Estuko Urashima, activiste d’un mouvement de citoyens à Nago.

Le mécontentement populaire a incité les conseillers municipaux à passer, un à un, du côté des opposants. A Tokyo, le vent avait tourné. Le Parti démocrate du Japon du premier ministre Yukio Hatoyama, au pouvoir depuis septembre, s’est engagé à renégocier l’accord de 2006. A la suite de l’élection de Susumu Inamine, Tokyo n’a guère d’autre choix que de trouver un site, hors d’Okinawa, pour transférer la base de Futenma et d’affronter le mécontentement des Etats-Unis. »

 

Le Temps, 26 janvier 2009

Japon :  Premier  Pas  vers  la  Libération    Le  Japon :  un  Pays  Occupé    Le  Japon :  Bientôt  Libéré ?

 
Conférence de Soral sur l'Islam et les banlieues PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 31 Janvier 2010 22:10




 
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